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Arrêtons de parler d’IA mais parlons d’IA !

17 juillet 2020

L'IA remplacera-t-elle les humains ? Pas si sûre, l'IA ouvre aussi de nouvelle perspectives, mais seulement si on sait de quel IA on parle.

Oui vous avez bien lu, arrêtons de parler d’intelligence artificielle mais parlons plutôt d’intelligence augmentée ! Parce qu’aujourd’hui, bien que beaucoup d’espoirs soient placés autour de la montée en puissance de l’intelligence artificielle, il reste toujours des fantasmes quant au remplacement des humains par des machines. Si on pensait avant que les machines allaient prendre la place des humains, aujourd’hui, on sait que les deux sont complémentaires. On parle alors par exemple de cobotique (collaboration homme-robot). Toute la question devient alors de savoir comment faire en sorte que les machines puissent interagir efficacement avec des humains pour les aider ? Le machine learning a ses limites et de nombreux exemples ont montré les failles de ces systèmes qui aujourd’hui sont principalement efficaces à des tâches de perception. Car contrairement à l’humain, ces systèmes ne prennent pas en compte le contexte. Par exemple, des internautes se sont amusés l’année dernière à poster des mosaïques sur lesquelles étaient placées en vrac des images de chihuahua et de muffins de mêmes couleurs.1 Au premier abord les images sont effectivement très semblables, y compris pour un humain les regardant distraitement. Mais là où un humain aurait rapidement compris la supercherie et fait ensuite facilement la distinction, une IA aurait eu besoin d’être entrainée beaucoup plus longuement pour y arriver. Et cet entrainement aurait impliqué massivement des annotateurs humains pour lui constituer un corpus d’apprentissage suffisant.2 Le machine learning, et en particulier les systèmes de perception, n’est en soit pas capable d’utiliser le contexte pour atteindre une interprétation de haut niveau pour rejoindre le champ de cognition qui lui l’utilise. Pour améliorer ces systèmes il faut prendre de la hauteur, et faire l’alliance de la perception et de la cognition. Alors seulement, il est possible d'obtenir des systèmes avec de hauts niveaux, et efficaces. Cependant ce mariage est encore difficile et son potentiel mérite d'être approfondi. C’est d’ailleurs pour cela qu’un des champs de recherche du projet ANITI à Toulouse s’y consacre.3 En effet, leur but est de développer une nouvelle génération d’intelligence artificielle, dite hybride, associant de façon intégrée des techniques d’apprentissage automatique à partir de données (machine learning) et des modèles permettant d’exprimer par exemple des contraintes et d’effectuer des raisonnements logiques (IA symbolique). Vous avez sûrement déjà eu vent du débat récurrent sur l’IA : l'IA menace nos emplois, et elle arrive rapidement. Cette technologie remplacera-t-elle les humains ? Sera-t-elle à l’origine d’une augmentation fulgurante du chômage ? Pensons tout d’abord à la concurrence que font les ordinateurs sur les travailleurs humains. Les hommes et les machines sont bons dans des domaines totalement différents.4 Les humains ont une intentionnalité, ce qui signifie que nous élaborons des plans et pouvons prendre des décisions dans des situations compliquées, mais par contre nous seront moins doués pour donner du sens à d'énormes quantités de données. Par opposition, les ordinateurs excellent dans le traitement efficace de grandes quantités de données, mais ils auront du mal à porter des jugements ou des raisonnements nouveaux qui seraient simples pour n'importe quel humain. Les craintes quant au remplacement des hommes par les machines ont été illustrés avec une étude publiée en 2013 par deux chercheurs de l’Université d’Oxford nommée : « Futur de l’emploi : quels métiers sont susceptibles d’être informatisés ? ». 5 Cette étude dresse un constat alarmant en affirmant que quasiment la moitié des emplois américains risqueraient d’être automatisés au cours des deux prochaines décennies. Depuis, les rapports sur le sujet se sont succédés, certains parvenant à des conclusions identiques, voire encore plus inquiétantes, par exemple avec une étude de McKinsey parue en 2017, qui indique que 50% des tâches effectuées dans le monde sont déjà susceptibles d’être automatisées. Ces déclarations, largement relayées par les médias ont contribué à inquiéter le tissu économique et surtout, les travailleurs. Si l’étude évoquée plus haut a contribué à lancer le débat autour de la robotisation, les inquiétudes de voir l’homme substitué par la mécanique datent d’il y a bien plus longtemps. Par exemple, dès la fin du XVe siècle, quand les premiers livres illustrés ont été imprimés, les graveurs sur bois, qui craignaient pour leur travail, ont déclenché des émeutes et ont bloqué des imprimeries afin de stopper leur production. 6 Au final, leurs inquiétudes se sont dissipés car il s’avérait que de plus en plus de monde venaient demander leurs services. Pourquoi ? L’imprimerie ayant fait complètement chuter le prix des livres, la demande augmentait, il fallait donc augmenter en conséquence l’offre de livres illustrés, et faire appel à ces mêmes graveurs pour réaliser les illustrations originales. D’un autre côté, l’innovation détruit aussi des emplois. La faucheuse mécanique, pendant la seconde moitié du XIXème siècle, a ainsi rendu obsolète le métier de faucheur par exemple. 7 Mais, selon le principe de « destruction créatrice » 8 théorisé par l’économiste Schumpeter, elle en crée aussi de nouveaux. Par exemple, il faut des ingénieurs pour concevoir les faucheuses mécaniques, et des ouvriers pour les construire. La question ne peut donc pas se limiter au nombre d’emplois que va détruire l’IA car il faudra également considérer ceux qu’elle va créer. Si on part du principe qu’une création d’emplois est rendue possible par l’IA, ces nouveaux postes peuvent-ils alors compenser en partie ou en totalité la disparition des autres ? Il apparaît généralement que les qualifications requises pour occuper ces nouveaux emplois ne se seraient pas les mêmes. Pour le décideur, tout l’enjeu tourne autour de la reconversion et de la formation des travailleurs. D’un côté, on pourrait penser en priorité que les postes menacées par l’IA seraient supposément ceux qui exigent peu de qualifications, par exemple les employés des call-centers menacés par les assistants vocaux. De l’autre, on imagine que les emplois créés seraient majoritairement des emplois exigeant de hautes qualifications : ingénieurs, scientifiques, experts en IA, etc. Néanmoins ce constat est trop simpliste. Les emplois qui sont menacés ne sont pas nécessairement que des emplois peu qualifiés, et les emplois créés ne sont pas non plus obligatoirement des emplois à hautes qualifications. Par exemple, il est aujourd’hui possible pour une intelligence artificielle d’analyser des radios médicales avec beaucoup plus d’efficacité qu’un radiologue. On pourrait donc dire que les métiers de médecins sont menacés. Pour autant, ce sera au radiologue de valider le diagnostic, de l’adapter en fonction des facteurs environnementaux, d’adapter le traitement, de discuter avec le patient, de l’accompagner ou encore de le suivre durant son traitement. Également, aussi impressionnantes que soient les capacités de l’IA, celle-ci est encore loin d’être polyvalente. Ainsi, dans de nombreux cas de figure, c’est moins l’intégralité du travail effectué par un humain qui sera automatisé que certaines tâches spécifiques.9 Par exemple, si un robot peut livrer des repas, il faut un humain pour prendre les commandes, emballer le repas, le donner au robot, traiter les requêtes des clients, puis ranger le robot une fois ses tâches effectuées ainsi que s’assurer de son entretien, sa maintenance… Ainsi, nombre de ces tâches que l’IA est incapable d’effectuer ne requièrent pas nécessairement un haut niveau de qualification, mais plutôt de la polyvalence, un sens du contact humain, et des aptitudes sociales. Une autre conséquence de cette automatisation de certaines activités par les machines est la création de tout un nouvel écosystème de travail en ligne, avec des entreprises recrutant des travailleurs humains pour effectuer des tâches complémentaires de l’IA. Cela permet aux entreprises de recruter pour effectuer des missions que les ordinateurs sont incapables d’effectuer, qualifiées de « tâches d’intelligence humaine ». Il peut s’agir de rédiger des fiches de description produit, ou de retranscrire des petits bouts de fichiers audio. Par exemple, Google emploie ainsi plusieurs milliers d’individus chargés de s’assurer que les vidéos publiées sur YouTube sont bien conformes avec les règles en vigueur sur la plateforme. C’est le cas également pour les entreprises lancées dans la courses aux voitures sans chauffeur. Pour que ces IA puissent correctement identifier les panneaux de signalisation et distinguer un cycliste d’un piéton par exemple, leur logiciel doit être alimenté d’importantes quantités de données illustrant différents types de situations. Une fois l’algorithme entraîné et déployé, le rôle des humains ne s’arrête pas pour autant : ceux-ci doivent désormais s’assurer qu’il fonctionne correctement et donner des pistes d’amélioration constantes. On voit donc que les systèmes à base d’intelligence artificielle sont en fait complémentaires du travail humain plutôt que de lui être opposé. Et c’est bien sous la forme d’une intelligence augmentée que l’on tirera la plus grande force de cette technologie une fois au contact des utilisateurs humains. Le monde du travail de demain ne sera certainement pas marqué par une crise mondiale de chômage. Il exigera cependant des travailleurs à savoir interagir positivement avec les IA, que ce soit pour les aider ou bénéficier de leurs apports.10 Apprendre à maîtriser l’IA pourrait à terme s’avérer aussi important que savoir utiliser internet ou son smartphone.   SOURCES 1 2 3  4  et 6 5  7  8 9  10   AUTEURS   Écrit par Arnault Ioualalen & Malvina Cieslak 

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